Je dois avouer que comparer Arnold Schwarzenegger et Lou Ferrigno me ramène à mes débuts dans les salles de musculation, où leurs posters ornaient tous les murs. Deux légendes qui ont marqué l’histoire du bodybuilding et du cinéma d’action de manière totalement différente.
Les parcours de bodybuilding légendaires des deux champions
Les débuts et titres d’Arnold Schwarzenegger
Arnold, né le 30 juillet 1947 à Thal en Autriche, transforme le culturisme mondial en décrochant son premier titre de Monsieur Univers à seulement 20 ans en 1967. Franchement, à cet âge-là, je peinais encore à faire trois tractions correctement ! Ses huit titres de Monsieur Olympia constituent la plus prestigieuse distinction dans l’univers du bodybuilding. La Arnold Classic porte désormais son nom, témoignant de sa domination absolue sur cette discipline.
Son surnom de « Chêne Autrichien » provient d’une anecdote savoureuse : il effectuait des tractions au sommet d’un chêne sur les berges du Thalersee. Ses performances de force demeurent exceptionnelles avec un développé couché à 238 kg, un soulevé de terre à 322 kg et un squat à 277 kg. Vous imaginez la masse musculaire nécessaire pour soulever de tels poids ?
Le parcours de Lou Ferrigno dans la discipline
Lou Ferrigno, né le 9 novembre 1951, présente un parcours plus atypique. Sa perte auditive durant l’enfance le rendait introverti, mais sa passion pour les comics de Hulk l’oriente vers le bodybuilding. J’admire cette détermination à transformer une faiblesse en force motrice. Malgré leur rivalité sportive intense, il entretient une amitié sincère avec Arnold.
La rivalité légendaire documentée dans Pumping Iron
Le documentaire Pumping Iron de 1977 immortalise leur compétition pour le titre de Monsieur Olympia. Cette rivalité compte parmi les plus marquantes du milieu du culturisme. Le film révèle brillamment l’univers des bodybuilders professionnels et cette passion quasi-addictive pour la musculation qui peut procurer une véritable jouissance physique.
Les carrières cinématographiques contrastées
L’ascension cinématographique d’Arnold Schwarzenegger
Arnold débute au cinéma d’action avec Hercule à New York en 1969, où il fut doublé à cause de son accent autrichien. Conan le Barbare en 1982 lui offre ses premiers rôles majeurs, mais c’est Terminator en 1984, réalisé par James Cameron, qui le propulse au rang d’icône. Sa filmographie s’enrichit avec Total Recall en 1990, True Lies en 1994, et plusieurs suites de Terminator jusqu’à Dark Fate en 2019.
Ses incursions dans la comédie avec Flic à la maternelle et Last Action Hero prouvent sa polyvalence. Son interprétation de Mr Freeze dans Batman & Robin reste mémorable, même si le film divise.
Lou Ferrigno et l’incarnation de Hulk
Lou réalise son rêve d’enfance en décrochant le rôle titre de L’Incroyable Hulk, diffusée de 1977 à 1982 puis reprise entre 1996 et 1997. Sa carrure massive donne une crédibilité parfaite à l’alter ego du docteur Bruce Banner, incarné par Bill Bixby. Ironiquement, Arnold avait été initialement pressenti pour ce rôle mais tournait Conan à cette période.
Les caractéristiques physiques et l’évolution de leur discipline
Comparaison physique entre les deux colosses
Arnold mesure 1,88 m pour 107 kg, tandis que Lou le dépasse légèrement. Kenneth Johnson, créateur de la série Hulk, considérait Arnold un peu petit à 1,85 m pour incarner le géant vert. Cette différence de caractéristiques physiques influence leurs carrières respectives au cinéma et en bodybuilding.
L’exigence de la discipline bodybuilding
Le bodybuilding exige de développer sa masse musculaire au maximum avec une symétrie parfaite pour les compétitions. Cette discipline impose une autodiscipline quasi-militaire avec 5 à 6 entraînements hebdomadaires, souvent en double session quotidienne. Devenir bodybuilder nécessite d’alterner entre phases de prise de masse avec charges lourdes et phases de séchage pour éliminer la masse adipeuse.
Les compléments alimentaires comme la whey, le gainer, les BCAA et les complexes vitaminés accompagnent cette préparation. Malheureusement, les dérives du dopage avec stéroïdes et anabolisants demeurent un fléau, certains utilisant même le Synthol aux conséquences dramatiques.






